hors d'issue
fatalement, sortir de mon quartier et voir ailleurs / bribes de liberté
fatalement, sortir de mon quartier et voir ailleurs / bribes de liberté

au Japon, le rouge et le blanc sont les couleurs de la fête (matsuri). ce jour-là, Schoko, une artiste japonaise,
proposait au public de s'assoir devant Beaubourg sur des
petites nattes en carton pour manger le picnic que chacun avait apporté. une conteuse racontait une histoire de poissons et de bulles et de
tuyaux et dans le poisson en carton sur la natte il y avait un kit
pour construire des bulles en papier multicolore qu'on posait sur la rivière rouge. c'était très joli.
Depuis que Facteur Céleste est installé rue Quincampoix, j’assiste au spectacle de la vie des murs, tous les jours renouvelés. Murmure des murs, succession de saisons imprévisibles : arrivée de petits tags timides ou vengeurs, affichettes sauvages pour des concerts, puis de grands dessins sur papier collé en noir et blanc, sans sens apparent, just classe et graphique and definitly art contemporain, et pour finir pulvérisés par les hommes au carsher qui forcent ainsi l’artiste éphémère à renouveler son acte quelques jours plus tard..
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sur la catégorie : dans le quartier, où je retrouve sur les murs l'écho de ma résistance il y a un an.
Je les suis, les collectionne en photos, les blogue, les partage comme mon amie Lilli Bulle une passionnée aussi dans son quartier.
Les voilà cernés mais non dénaturés, sur les murs intérieurs de la galerie voisine Agnès B et en beauté in situ sur les murs de la rue Quincampoix et Aubry le Boucher .
Où je découvre que mon chouchou 36recyclab.com s'appelle Alexis. Il est exposé en compagnie de 2 artistes américains, l’un de l’est N.Y, l’autre de l’ouest L.A, qui mélangent leurs compositions sur le même pan de mur, et c’est magnifique !
Les associations CASA PALABRE et M'PANAM en partenariat avec la Mairie du 3ième organisent un DEFILE avec les jeunes du quartier. Ils demandent aux marques de la mode de leur céder des vêtements qui seront vendus après le défilé pour soutenir leur action au Sénégal (bibliothèque, voyage, rencontres).
Venez nombreux, c'est trop beau de les voir tout fiers sur la scène du Carreau du Temple, et de se rendre utile en s'habillant fashion pour pas cher !
Dimanche 29 l'après-midi ...
leçon de récup surtout : parmi les momies qui gagnent leur pain en s'immobilisant devant les touristes sur le parvis de Beaubourg, voici aujourd'hui l'Homme en bouteilles en plastique. haute sophistication pour ce costume qui quand on le regarde de près, est composé d'une extraordinaire variété de récipients. l'oeil du pro ! bravo !
à ce propos, buveurs de Badoit vertes et rouges (non FC n'est pas d'actions dans la marque à bulles, il a UNE action en route faite maison et qui se boit), ne les jetez pas : acheminez les à l'occasion vers la rue Quincampoix, elles resserviront, et même plusieurs fois.
Durgué et Noriko, dessinent et vendent une très joli ligne de vêtements pour enfants dans leur boutique rue Vieille du Temple (Paris 3ième).
Quand ils vont en Inde pour fabriquer leur collection, ils ramènent des objets qui nous ravissent : petits tampons de bois "blockprints" pour s'essayer à l'impression, cahiers désuets bientôt en voie de disparition, et tissus imprimés en fibres naturelles (pour amateurs de pop et Liberty)
du mardi au dimanche (yes) de 11h à 20h
www.ieboutique.com

Un matin, au loin une silhouette africaine demande son chemin. J'admire le drapé du turban sur sa tête et me retrouve à chercher l'adresse de la sécurité sociale de l'arrondissement. Mr Boubou Dia se demande dans quel endroit il est tombé.
Francesca qui lui succède et qui a aussi voyagé partage mon opinion sur l'hospitalité, quand on est perdu et désespéré et qu'une personne arrive de nulle part pour nous sauver. En Inde, en Afrique ou ailleurs.
Un petit miracle à chaque fois.
Sa silhouette à elle achèva cette matinée, quand elle trouva dans la boutique une étole fleurie et qu'elle en enveloppa sa robe tibétaine.
Encore une histoire de rencontre.
Du coup aujourd'hui j'ai pris ma journée, et j'ai eu de la chance car je passais sur la place de la République quand le carnaval commençait.
La chaleur était là, les couleurs, le son que j'aime, j'ai tout suivi depuis les préparatifs de la marche et épuisée, je l'ai laissé continuer la fête jusqu'à Nation.
Au croisement du bd Richard Lenoir un petit groupe à banderolle l'a traversé,
çà faisait bizarre sur la carte de l'histoire. cette rencontre du présent et du passé qui auraient bien voulu fusionner, mais voilà, quand tout est programmé ...
Ce soir il y aura une double fête, des troubles-fêtes.
Ne plus savoir à
quelle couleur se vouer. Et dans toutes les couleurs mélangées, n'aura qu'à danser !
merci aux rochers-cabanes. ils n'ont pas défilé, mais ils étaient là quand la rue Quincampoix devant chez nous est devenue un terrain de musique et de jeu.
3 dates à retenir, car en mois de juin c'est l'enfer, Quand en plus une canicule nous tombe dessus, et après c'est l'orage, le ventre ratatouillé, le cerveau liquéfié, on a du mal à discerner les priorités : la fête de l'école, le festival estival du quartier, et les billets de train à réserver etc ... l'horreur, le stress, de quoi nous gâcher la saison tant attendu : l'été.
Alors côté Facteur disons le carrément, c'est çà :
le 19 juin RIEN juste une pensée : jour T (comme tribunal, terrible)
le 24 juin c'est CARNAVAL (notre.été.évènement)
le 2 juillet ouverture café BB (((comme berceuses)))
Ce sont mes 2 stands préférés.
D'autant plus qu'ils sont voisins. Avec les jacinthes du papa de Mimi, j'aime faire des colliers de fleurs comme en Inde, quand c'est la saison.
Fabien le photographe est son plus proche ami. Elle lui confie tous ses soucis. Lui c'est plus qu'un photographe, c'est un archiviste.
Tout est dit dans sa carte de
visite, la photographie en technicolore d'une noce de campagne dans les années 60 en train de faire la chenille. PORTRAITS individuel/famille/groupe IMAGES anciennes/anonymes/intimes. J'ai hâte d'avoir le temps de flâner chez lui / fabien.breuvart@noos.fr / 35-37 rue Charlot
Ce matin je vais au marché. On fait un tour avec Mimi, et qu'est-ce qu'on ne voit plus ? la grande branche à jouer !
Mais si elle allait casser, il fallait lui mettre une béquille !!! et non la mutiler .
C'était quand même un vrai trésor, comparé au toboggan du square.
Est ce que c'est vraiment cela qui va empêcher les jeunes du quartier de faire du boucan, si c'est leur lieu de rendez-vous préféré ?
Elle est arrivée du Japon à Paris
en
1995, sans parler un mot de français et fut mon assistante du temps des zoris. Puis elle a appris le métier de bottier avec le célèbre Maurice, dernier bottier de Belleville. Après avoir
monté ses premières collections en Italie, elle est revenue en France où elle a eu son bébé. Sa petite fille Perla a maintenant un an. Tamano vient d'ouvrir une petite boutique dans le passage Molière près de chez nous, et réalise sur place les chaussures sur mesure que vous lui commandez.
Avec mes petits copains, les enfants du marché de mon quartier,
aujoud'hui on a fait des fleurs en plastique. Leurs parents sont des commerçants du marché, et pendant qu'ils sont au travail, ils jouent en petite bande. 
Vous connaissez déjà Mimi que j'avais emmenée sur mon vélo jusqu'à la boutique et qui avait fabriqué une sirène. Ses parents sont fleuristes. On s'est donc installé dans notre petit square sous le grand figuier.
Les images de la rue rythment le calendrier des jours qui passent . Comme les feuillus ils évoluent, ils disparaissent et renaissent encore.
Je continue à les photographier. Ils sont les illustrations de mon carnet de bord. Les dessins que je ne dessine pas. Ils me sortent de moi-même, m’échappent. Quand j’étais petite je gravais sur le bois de ma tête de lit dans la nuit des mots, les noms de mes poupées.
Zoom sur celui de la rue Aubry le Boucher :
je résiste
c’était quand il était au mieux, je vous épargne son état d’aujourd’hui, sa fin est proche et c’est tant mieux, bienvenue les carsheurs de la Ville de Paris, vivement la plage blanche
Sur le mur de la rue Aubry le Boucher, le grand graphisme de 36 recyclab n'a pas été touché depuis qu’il est là. Respect.
D’intéressantes petites affichettes commencent tout juste à arriver avec le printemps .
Dommage que je n’ai pas photographié le dessin précédent.
Si quelqu’un l’a fait, çà m’intéresse.
Ce matin je suis tombée sur les carsheurs, et j’ai pu rescaper
Des bribes essentielles. Toutes mouillées, je les ai emmenées dans mon sac en plastique à la maison.